Démarche Artistique
Venons-nous du cœur de l'univers qui est en nous ? Les œuvres de l'artiste Christina posent la question de nos deux états d'existence simultanés. Elle a la conviction d'être d'ici tout en étant d'ailleurs. Dans son approche picturale la figuration symbolise l'ici comme une incontournable réalité incarnée en l'être humain, le style est réservé. L'ailleurs quant à lui, ce monde du rêve rempli d’immensité cosmique se révèle à nos yeux sous la forme de voyages aux tonalités franches et contrastées. Au réalisme se mêlent des fils de lumière fluorescente, des morceaux de ciel comme des fragments à nouveau réunis sous le prisme de sa nouvelle histoire. Volontairement, Christina, ne peint pas la violence et ses souffrances, elles sont suggérées en arrière-plan, « nourrir le loup ne fait que le rendre démon ». La puissance des couleurs, et des symboles parlent d’eux-mêmes. Du chaos à l’harmonie, du cosmos à nous-même, il y a un fil de couleur, d’ombre et de lumière.
Christina est surtout connue pour ses peintures figuratives colorées et ses dessins à l’encre de Chine au geste vif. Ses œuvres posent la question de nos deux états d’existence. Le plus souvent central, un personnage capte par son regard le spectateur pour l’inviter au voyage. Dans cet effet miroir, il le prend par la main et l’emmène explorer notre planète aux tonalités franches et contrastées éclairée par les lueurs du cosmos. Christina ne vernit pas ses peintures afin de conserver la couleur mate. Celle-ci reste identique dans toutes les directions d’observation et de lumière. Les couleurs foncées sans reflet parlent des profondeurs abyssales et cohabitent avec les éclats de lumière miroitant sur l’encre de Chine. Christina utilise cette promiscuité des deux effets de surface pour ses toiles et ses croquis rapides à l’encre. Les éléments en apparence dissociés sont toujours une histoire de fusion des mondes, elle les réunit par des fils de couleurs vives et fluorescentes.
Venons-nous du cœur de l’univers qui est en nous ?
Bio
Histoire d’Artiste
C'est le blackout, je ne vois rien, je ne sens rien. J’ouvre les yeux, je vois de nombreux visages horrifiés penchés au-dessus de moi, je comprends qu'il vient de se passer quelque chose de grave. J'entends des bribes de phrases : “C'est extraordinaire !” “... Au moins quatre voitures !” “ Comme une balle!”. Je remarque derrière cette ronde de visages inquiets que le ciel est bleu, extrêmement bleu. J'entends les sirènes, la police est là, je sens des bras qui m'entourent, il fait chaud. Où est mon frère ? Le fourgon de police m'emmène aux urgences, il y fait chaud, très chaud, c'est étouffant. Je ne sais pas qui est là, ma vision est floue, mes oreilles bourdonnent, je flotte. Maintenant, je suis aux urgences, il y a le docteur, je vois sa blouse blanche, son stéthoscope. Moi assise sur une table, je vois mes genoux. Maman est là. Il lui dit : “ J'ai une bonne nouvelle, elle n'a rien, quelques bleus, c’est tout !“ On rentre à la maison, comment ? Je ne sais pas, je ne suis pas dans mon état normal. Maman décide de faire venir le Docteur de famille, peut-être pour un complément d'auscultation, pour être rassurée ? Je ne sais pas. Deuxième auscultation, il confirme que je n'ai rien “Mais ….”, “Mais quoi Docteur ?”, “Je vous conseille de l'isoler plusieurs jours dans l'obscurité car voir une voiture pourrait la traumatiser “ Je suis assise sur mon lit, je vois les silhouettes du Docteur et de Maman qui s'éloignent. Maman revient, tire les rideaux, pousse la porte de la chambre : “Ma chérie, tu as bien compris ce qu'a dit le docteur, il faut te reposer.” Au bout d'un moment, je m'habitue à la pénombre, je vois des formes lumineuses, des choses qui bougent, je fronce les sourcils, je serre les yeux pour les faire changer de forme, ça m’amuse et ça me fait passer le temps. Cliquez ici pour accéder à l’histoire complète…